Annales des Loyers et de la propriété immobilière
Au sommaire des ADL de juin 2026
VEILLE
COPROPRIÉTÉ
> Conseil d’état.-Contrat de syndic
> Réponse ministérielle.-Facturation électronique et charges de copropriété
> Enquête.-Baromètre des métiers de la copropriété
> Charte.-Individualisation des frais de chauffage.- signature d’une charte d’engagements
> Réponse ministérielle.-Compte bancaire séparé.- Petites copropriétés
ÉNERGIE
> Arrêté.- Registre national des certificats d’économies d’énergie
> Décret.- Schémas de raccordement au réseau des énergies renouvelables.- Zones non interconnectées
ENVIRONNEMENT
FINANCEMENT
> Décret.-TRACFIN.- Accès au registre des bénéficiaires effectifs.- Obligation de formation
FISCALITÉ
> Veille.- Loi de finances 2026.- Taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux.- Suppression.- ZFU-TE
LOGEMENT
> Arrêté.- Diagnostic de performance énergétique.- Actualisation
> Réponse ministérielle.-Discriminations dans l’accès au logement
PROCÉDURE
PROFESSION
SÉCURITÉ
COMMENTAIRES DE TEXTE
TRACFIN
> Décret n° 2026-310 du 24 avril 2026 : Obligation de formation TRACFIN
Olivier BEDDELEEM, Docteur en droit, chargé d’enseignement à l’EDHEC Business School
CHRONIQUES
BAIL ET COPROPRIÉTÉ
• L’opposabilité du règlement de copropriété au locataire
David RODRIGUES, Juriste à l’association Consommation, Logement et Cadre de Vie (CLCV)
BAIL D’HABITATION
• Logement : indécence, insalubrité, inhabitabilité
Béatrice BALIVET, Maître de conférences-HDR,
Directrice de l’IDPI, Université Jean Moulin Lyon 3
CONSTRUCTION
• Indemnisation des troubles de voisinage permanents
Philippe BOULISSET, Avocat au barreau d’Aix-en-Provence
FISCALITÉ IMMOBILIÈRE
• Défiscalisation immobilière : quel devoir de conseil?
Bruno PAYS, Professeur affilié à l’École Supérieure de Gestion (ESG)
COMMENTAIRES D’ARRÊT
BAIL COMMERCIAL
> Clause résolutoire et exception d’inexécution
Cass. 3e civ.,5 mars 2026, n° 24-15.820, FS-B, publié au Bulletin
Bastien BRIGNON, Maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille – Avocat
GARANTIE DES LOYERS IMPAYÉS
> Garantie des loyers impayés : déclaration tardive
Cass. 3e civ., 9 avril 2026, n° 24-12608, inédit
Olivier BEDDELEEM, Docteur en droit, chargé d’enseignement à l’EDHEC Business School
SOMMAIRES
Bail commercial (Mars, avril 2026), par Bastien BRIGNON
Vente immobilière (Mars, avril 2026), par Olivier BEDDELEEM
Droit foncier privé (Mars, avril 2026), Jean-Marc ROUX
Fiscalité immobilière (Janvier à avril 2026), par Bruno PAYS
ÉDITORIAL - VOUS AVEZ DIT «LIBERTÉ» ?- Nous sommes désormais au cœur d’une civilisation de plus en plus libertarienne où tout un chacun pourrait prétendre mener n’importe quelle activité, sans diplôme correspondant, sans formation spécifique, sans encadrement professionnel. La modernité tiendrait à cette fausse liberté générale où l’individualisme serait magnifié. Or, toutes ces obligations constituaient un garant de sérieux et de compétence. Aujourd’hui, on peut trouver sur Internet n’importe quelle personne se prétendant capable de mener des activités de services (artisanales ou commerciales notamment). On accepte aisément que les professions pourtant dites «libérales» échappent à cette évolution et l’on comprend qu’elles restent sérieusement encadrées dans l’intérêt de leurs cocontractants. Pourquoi ne pas en faire autant pour le commerce ? L’idée de liberté de commerce n’a jamais voulu dire liberté pour n’importe qui de faire n’importe quoi. Les juristes savent ce que les négociants ont pu apporter au Droit. L’activité de commerçant est très honorable et jusque-là notre État de Droit évitait les débordements. Ainsi l’activité hôtelière restait réservée à des gens sinon aguerris, du moins formés et responsables. Or, que voit-on aujourd’hui avec le phénomène dit d’uberisation généralisée ? Des propriétaires et, pire, des copropriétaires qui se livrent à cette activité avec l’idée que l’on peut faire feu de tout bois et tirer profit de tout. On pourrait en dire autant de celles et ceux qui s’improvisent brocanteurs (ou même parfois antiquaires) et achètent pour revendre avec profit (dans les foires organisées çà et là) ou qui récupèrent des res derelictae pour les vendre sur des plateformes en ligne. Il est de bon ton d’affirmer aujourd’hui qu’il faut supprimer les normes et les cadres institutionnels au nom de la liberté ; mais aux dépens de qui ?
Didier GUÉVEL, Professeur émérite de droit privé et sciences criminelles
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