Annales des Loyers et de la propriété immobilière
Au sommaire des ADL d’avril 2026
VEILLE
Consommation
> Décret/arrêté. Institut national de la consommation.-Liquidation
Construction
> Décret/arrêté. Constructions de bâtiments.-Caractéristiques énergétiques et environnementales.- Performance énergétique
Copropriété
> Décret/arrêté. Sécurité des ascenseurs.-Fin du réseau 2G/3G
> Conseil d’État. Plafonnement de l’état daté.-Rejet du recours de la FNAIM
> QPC. Loi Le Meur.-Location en meublés de tourisme
Énergie
> Arrêté. Opérations standardisées d’économies d’énergie
Logement
> Décret. Meublés de tourisme.-Enregistrement des données d’activité
> Décret. Traitement de données à caractère personnel.- Meublés de tourisme
Logement (aides)
> Arrêté. Prime de transition énergétique
Logement social
> Arrêté. Commission de médiation.- Formulaires CERFA de recours amiable
Outre-Mer
> Veille. Investissements outre-mer.-Plafonds de loyer et de ressources 2026
> Veille. Taxe foncière sur les propriétés bâties.-Quartiers prioritaires de la politique de la ville.- Report
Sécurité
> Arrêté. ERP.-Règlement de sécurité contre les risques d’incendie
ÉTUDES
BAIL COMMERCIAL
• L’information du locataire commerçant sur l’identité du bailleur en cas de vente des locaux loués
Bertrand RACLET, Avocat au barreau de Paris
Ornella GIANNETTI, Avocate au barreau de Paris
COPROPRIÉTÉ
• Nature juridique de l’état descriptif de division : pour un renouvellement de l’analyse
Stéphane BENILSI, Maître de conférences HDR à l’Université de Montpellier
EXPROPRIATION
• Les déclarations de valeur en matière d’expropriation
David SCETBON, Expert immobilier MRICS
FISCALITÉ IMMOBILIÈRE
• Location nue ou meublée : de nouveaux critères de choix?
Bruno PAYS, Professeur affilié à Paris School of Business
COMMENTAIRES D’ARRÊT
BAIL COMMERCIAL
> Précisions d’importance en matière de justificatifs de charges dans les baux commerciaux
Cass. 3e civ., 29 janvier 2026, FS-B, n° 24-14.982 et
Cass. 3e civ., 29 janv. 2026, FS-B, n° 24-16.270, publiés au Bulletin
Bastien BRIGNON, maître de conférences à Aix-Marseille Université, avocat
SOMMAIRES
S.C.I. (novembre 2025 à janvier 2026) par Bastien BRIGNON
Vente immobilière (janvier, février 2026) par Olivier BEDDELEEM
Droit foncier privé (janvier, février 2026) par Jean-Marx ROUX
Droit foncier public (septembre à décembre 2025) par Samuel DELIANCOURT
Construction (novembre 2025 à janvier 2026) par Julien ZAVARO
ÉDITORIAL - STOP À LA LOCATION MEUBLÉE DE TOURISME - Si plusieurs textes de nature règlementaire sont venus récemment enrichir les règles relatives aux locations meublées de tourisme, c’est la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 19 mars dernier qui a retenu notre attention (page 9). En effet, une QPC avait été posée à la Cour de cassation sur la conformité aux textes à valeur constitutionnel de l’article 26 d) de la loi du 10 juillet 1965 issu de la Loi Le Meur du 19 novembre 2024. Le recours était fondé à la fois sur une atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre. Rappelons que cette disposition permet à l’assemblée générale des copropriétaires de voter à la double majorité de l’article 26 de la loi de 1965 (et éventuellement à la majorité absolue), l’interdiction d’une location meublée de tourisme dans les lots constituant des résidences secondaires. La question avait été jugée suffisamment sérieuse pour justifier la saisine du Conseil constitutionnel. Le Haut Conseil a estimé que, au regard des objectifs poursuivis par le législateur (la lutte contre les nuisances liées au développement des activités de location de meublés de tourisme et la lutte contre la pénurie de logements destinés à la location de longue durée), les dispositions contestées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit de propriété, tout comme il n’y avait, en l’occurrence, aucune méconnaissance de la liberté d’entreprendre. La pratique nous montre qu’un certain nombre de copropriétés ont d’ores et déjà souhaité interdire les locations meublées de courte durée, en particulier afin de prévenir ou de faire cesser ce qu’il convient souvent d’appeler des troubles anormaux de voisinage. Cela permet également, tout au moins dans une certaine mesure, de préserver le standing de l’immeuble. Au demeurant, prohiber les meublés de tourisme dans tous les lots d’une copropriété supposera, comme par le passé, une décision unanime des copropriétaires...
Jean-Marc ROUX, Directeur scientifique des éditions Edilaix
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