Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) – Location en meublés de tourisme
Le Conseil Constitutionnel déclare conformes les dispositions de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, renforçant l’encadrement de la mise en location de résidences secondaires en meublés touristiques.
Cette loi permet aux syndicats des copropriétaires de prohiber cette mise en location lorsque le règlement de copropriété comporte une «clause d’habitation bourgeoise», à la double majorité de l’article 26 de la loi du 10 juillet 1965, et non plus à l’unanimité.
Il était soutenu que cette disposition portait une atteinte disproportionnée au droit de propriété.
Le Conseil constitutionnel a constaté que le législateur avait poursuivi deux objectifs d’intérêt général : faciliter la lutte contre les nuisances liées au développement des activités de location de meublés de tourisme et lutter contre la pénurie de logements destinés à la location de longue durée. Il a par ailleurs relevé que le champ d’application de la mesure est circonscrit puisqu’elle ne concerne pas les résidences principales, et uniquement les copropriétés qui sont soumises à une «clause d’habitation bourgeoise», c’est-à-dire les copropriétés dont le règlement interdit déjà les activités commerciales.
Ensuite, il précise que la portée de la mesure est limitée puisqu’elle ne permet d’interdire que des locations de courte durée (location à la journée, à la semaine ou au mois), les lots concernés pouvant faire l’objet de locations de longue durée et enfin l’interdiction est réversible (décision n° 2025-1186, QPC du 19 mars 2026).